La pointe sensible.

De façade, quelle apparence puis-je donner ? Un jour on m’a dit que j’avais l’air froide, un autre on va me dire que j’ai l’air bien sage. Mais au fond, qui suis-je réellement ? Ils n’avaient pas tord, j’ai probablement cet air sage et peut être timide quand on me voit pour une première fois, je parle peu et écoute beaucoup mais ceci n’est pas vraiment une question de timidité. Une question de méfiance et de confiance, plutôt. Car si je n’ai pas une bien grande estime de moi, je rencontre des difficultés lorsqu’il faut s’exprimer, donner une opinion ou tout simplement faire connaissance, voire encore  parler de soi. Justement, la dernière fois, je parlais du jugement des autres… Mais pourquoi chercher bien loin ? Je suis comme un roc, si vous voulez. Pour que je puisse m’exprimer, il faut en effet que je sente que je puisse me confier -bonjour le travail !- mais en plus, il faut que je prenne mes cou*lles à deux mains. Bref. Un roc, voila ce que je suis… Et ce que j’étais.Sensibilité

Depuis quelques mois, le roc que j’étais essaye de se défiler. Enlever sa carapace est cependant bien plus dur que je ne le croyais, surtout quand on s’est construit cette carapace pendant des années. Mais petit à petit, j’essaye simplement d’exprimer des « J’ai envie », « Je pense » et discuter de plusieurs choses. Je finis par y arriver de temps en temps, doucement mais sûrement. Avec l’aide de mon homme. Mais à travailler sur ce côté, ma sensibilité que j’ai longtemps caché me joue des tours…

Depuis quelques mois, la fille que j’étais a évolué. En effet, il y’a encore six mois de ca, je croyais être une véritable sans-coeur et sans pitié, un coeur de pierre si vous voulez, mais en réalité, c’était simplement pour me protéger de tout et comme m’enfermer dans une bulle. Aujourd’hui, la bulle a éclaté en partie… J’ose m’exprimer sur mes grands-parents même si je sais que ca restes encore sensible pour moi presque une décennie plus tard, j’ose plus ou moins discuter sur des sujets houleux, quitte à laisser monter cette sensibilité.

Depuis quelques mois, le mur que j’étais arrive à se dévoiler mais cette sensibilité va plus loin que je l’aurais pensé…Je (re)deviens niaise quand je vois des scènes de bébés animaux et regarder des documentaires me fait mal au coeur à certains moments, je me retrouve à regarder des dessins animés alors que je ne me l’autorisai jamais car je ne voulais pas plonger -Vous voulez de l’anecdote ? J’ai regardé mon 1er Disney en janvier, oui, de cette année-, j’arrive à me lâcher et enfin, je me permets de m’écouter. Peut être que tout n’est pas de la pure sensibilité comme on l’entendrait mais pour moi, c’est déjà un grand pas.

Alors, si c’est ca grandir, j’accepte alors le marché de continuer mon chemin et de montrer cette sensibilité que j’ai caché de trop longues années !

Le jugement des autres.

JugementPendant des années, aujourd’hui, je peux l’avouer, j’ai été hypocrite envers moi-même : Je me disais que je me fichais du regard des autres… Mais commentai-je pu dire cela alors que c’était faux ? Je ne sais pas. Car en effet, le jugement des autres m’effraie. Combien de fois me dis-je qu’untel va me critiquer, va me trouver des défauts ou encore ne pas être satisfait de ma personne tout simplement ? Combien de fois je me trouve en train d’imaginer ce que les gens pensent de moi alors que je n’en ai pas la moindre idée, que j’interprète des propos qui iront à l’encontre des leurs ? Mais où est passée ma confiance en moi ? Je ne l’ai jamais vraiment côtoyée, mon passé ne m’a pas aidé à la trouver et la relation toxique que j’ai entretenu avec ma mère ne m’a pas arrangé… Mais j’ai envie de changer de choses aujourd’hui, de plus m’inquiéter de cela et j’essaye alors tant bien que mal d’affronter cela. Au final, plus de peur que de mal, effectivement !

Premier cas :
Je travaille en intérim depuis un peu plus d’un mois mais depuis, je m’imagine quels sont mes défauts, etc. Mardi, j’ai pris mon courage à deux mains et au lieu d’imaginer ce qu’il pouvait penser de moi sur mon lieu de travail, je leur ai demandé leur avis. « Tu travailles bien, tu es rapide, tu fais les choses comme il faut, on a rien à te reprocher ». Voila ce que j’ai entendu de leur bouche alors que je me trouvais justement pas assez rapide…

Deuxième cas :
Depuis septembre, avec mon homme, on a désormais un rituel avec d’autres potes. On va tous chez l’un, on parle, on rigole, bref, on passe toujours un bon moment… Mais comme toujours, j’ai mis du temps à montrer ma vraie personnalité, par peur d’être jugée. Je me suis lâchée il y’a à peine quelques semaines en fait. En fin de compte, je les ai surpris, ils sont étonnés (en bien !) de me voir ainsi et entendre de leur part que ca fait plaisir qu’on se connaisse, ca fait du bien.

Plus le temps passe, plus je me rends compte que je me suis mentie à moi-même en fait. Ceci m’a peut être plus enfoncer qu’autre chose finalement, mon estime de soi n’étant vraiment pas bien haute… Mais j’ai décidé de changer les choses, d’affronter le problème. Alors, ca ne se fera pas en un claquement de doigts mais je suis bien partie car c’est pus difficile que ce que l’ont croit de vivre avec cette peur là.

Cosmopolitisme : De ceux qui apprécient à la peur et aux préjugés que d’autres ont dans leur vie.

Cosmopolitisme

Je viens d’une campagne de Normandie. Pendant des années, derrière ma maison, il y’avait des vaches, des moutons ou encore des près. Et pourtant, comme je le disais lorsque je me suis exprimée sur mon « amour » pour Paris, j’ai toujours rêvé de voir notre capitale adorée. Au départ, c’était bien sûr pour voir la Tour Eiffel et les Champs Elysées, je me fichais complètement de ces quartiers et de ces banlieues à l’image pas souvent des plus valorisées. Puis, un jour, en pur touriste, je suis allée à l’hôtel sur Avenue d’Italie. Puis, dans un relais de la banlieue, pour finalement vivre un jour dans le 13ème arrondissement encore. Et j’ai pris goût à ce cosmopolitisme. Au fait de voir en un seul lieu tout plein de nationalités, de gens de couleurs, de langues se mélanger. Et même si je me suis déjà plainte de me faire draguer par une certaine communauté  maghrébine -sans aucun racisme-, aujourd’hui, c’est ce que je recherche où je vis ici, entre Lille et Roubaix. Car dans ma résidence et plus généralement cette petite « ville », je croise majoritairement des blancs et en tant que blanche, j’ai besoin de voir cette magie qu’on peut avoir à retrouver tant de monde aussi différent, ces visages d’apparence étrangère à notre pays. Pourquoi ? Je ne sais pas, je ne pourrai pas l’expliquer.Je viens d’une campagne de Normandie. Pendant des années, j’ai entendu tous ces préjugés et encore tout récemment, alors que les attentats à Paris venaient d’éclater, je voyais certains de mes amis campagnards afficher sur les réseaux sociaux leur attirance pour le FN, leurs stéréotypes comme quoi seuls les « arabes » sont les méchants dans l’histoire et pire, que les étrangers feraient mieux tous de quitter la France comme si tous les blancs étaient beaux et gentils. En tant que fille des champs au départ, je ne sais pourquoi mais je n’ai jamais fais attention à ces préjugés… Et alors, j’en ai traversé des banlieues, de Saint-Denis à Bagnolet, de Cergy à Thiais ; des quartiers, de Tolbiac à Chatêlet en passant par Barbès et porte de Charenton ; des cités où vous sentez l’herbe à plein nez et où vous êtes accosté à coup de « Mam’zelle, vous êtes charmante » ou au pire de « Salope » car vous avez osé péter la jupe -mais même en jean, vous aurez le droit, alors autant assumer- ; je me faisais siffler et au pire des cas relooker de la tête aux pieds avec les yeux baissés sur le moindre décolleté, et bien sûr que j’ai fréquenté quelques problèmes quand il s’agissait de courir pour pas qu’on me vole mon porte-feuille dans le métro ou parce qu’un mec se posait devant moi dans le RER C à se caresser la queue et à vous insulter de « pute » au moment où j’ai osé gueuler mais tout comme j’ai pu avoir des problèmes à Rouen ou ailleurs, mais jamais ca ne m’a pour autant effrayé  car j’ai bien compris que les blancs peuvent autant être de gros c*nnards que d’autres.

Je viens d’une campagne de Normandie. Pendant des années, j’ai vu le racisme et les remarques quand un premier noir est arrivé au sein de mon petit village paumé. Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais quand je suis arrivée à Lille, je me suis soudainement méfié. Peut être simplement parce que je ne connaissais pas, que la réputation de Roubaix ne m’a pas aidé -et pourtant, celle de Saint-Denis ne m’a pas fait spécialement flippé et ne m’a empêché de demander mon chemin- mais un jour, j’ai finalement fini par y aller. J’ai squatté une fois Wazemmes et j’ai mis les pieds à Roubaix, et depuis, j’ai retrouvé cette joie de voir toutes ces nationalités, d’entendre sur le marché les maghrébins avec leur bonne humeur, d’entendre une petite bande, capuche sur la tête et pétard à la bouche en pleine rue, m’encourager alors que j’étais au bout de ma vie pendant que je courrais à Roubaix. Et qui de ces maghrébins, de ces typés de la Méditerranée ou des pays de l’Est m’ont vraiment fait chier ? Aucun de ceux là m’ont réellement saoulé car j’ai toujours évité le plus possible de mettre tout le monde dans le même panier. Ca s’appelles peut être de la tolérance ou du respect mais bien sûr que j’aurai pu me tourner vers le Front National quand ca finissait par m’emmerder de me faire accoster comme si j’étais un bout de viande qui mériterait seulement d’être dévorée, mais on finit par se rendre compte que ces gens là ne seront pas forcément ceux qui sont dit « étrangers ».

Je viens d’une campagne de Normandie. Pendant des années, j’ai vu et entendu les copines me dire qu’elles ne pouvaient pas forcément présenter quelqu’un d’apparence étrangère à leurs parents, que la casse se fera en banlieue et certaines me demander si j’avais peur d’y aller. Mais je suis toujours vivante, et au final, on m’a proposé plus de cafés -que je n’ai pas toujours accepté- que des propositions pour m’inviter à m’abaisser pour leur tailler une petite fellation. J’ai continué à marcher tête haute même quand j’avais qu’une envie, c’était parfois de les frapper. Bien sûr que parfois j’ai enfilé une petite veste en cuir et la capuche pour passer plus dans la moule car j’avais pas envie d’être affichée dans la rue mais jamais je n’ai été baissée au plus bas niveau dans la rue. Bien sûr que parfois je suis tomber sur de drôles de personnes qui me prenaient pour une dealeuse à Roubaix car un type était probablement en manque et tentait sa chance, qui auraient bien aimer me prendre contre un mur… Mais d’autres étaient bien sûr sympathiques. En effet, un jour, un homme dans la métropole Lilloise m’a simplement dit que j’étais charmante, je l’ai remballé méchamment et il a finit par dire : « Tu as un visage d’ange mais tu es agressive en fait », ce qui a parfaitement résumé comment j’étais et je suis -enfin, je mords pas non plus, hein-.

Je viens d’une campagne de Normandie. Pendant des années, j’ai vu et entendu tracteurs et animaux sans apprécier particulièrement cela. Et puis, un jour, j’ai entendu ces espèces de tambours, ces chants arabes, ces sourires que peuvent avoir les étrangers. Et puis, un jour, j’ai squatté les magasins chinois et africains, j’ai goûté aux kebabs et aux pâtisseries orientales, j’ai fais le tour des boutiques pour trouver ces délicieuses petites choses à manger. Et puis, un jour, j’ai assisté sans le vouloir au Nouvel An Chinois -bon, à la fin de la journée, j’étais moins enthousiaste qu’aujourd’hui, à avoir entendu des pétards explosés dans la rue d’à côté-, j’ai rigolé avec des mecs de la cité, etc. Et puis, un jour, j’ai parlé religion, football ou encore d’autres sujets avec ces visages dits « étrangers »… Mais dans tous les cas, ils ne m’ont jamais croqué.

Mais le cosmopolitisme est au final, peut être, ce qui fera changer les choses… Et si on ne voit pas encore beaucoup de visages d’apparence étrangère dans les campagnes, on voit tout de même les problèmes. Car aujourd’hui on ne peut plus dire « C’est les « arabes » , car c’est tout le monde. Et si ca me fait encore parfois peur d’emmener un jour mes copains-copines à Paris ou dans certains quartiers de Lille sans même parler de Roubaix, c’est bien parce que oui, j’aime voir et entendre ces têtes, ces accents, ces langues, que tous ne peuvent apprécier. 

De la réelle misère à la pauvreté.

Basky

Alors qu’hier les Enfoirés ont crée la polémique -inutile mon sens- parce que de riches chanteurs osaient dire qu’on arrive à tout quand on est jeune car on a Toute la vie, eux n’ont pas connu la misère, ni la pauvreté. Ils n’ont pas vu ce que Bansky a pu voir à Gaza en réalisant ces quelques graffitis dans les rues d’une ville complètement détruite, et sans aller jusqu’à là, ils n’ont pas forcément connu ce que c’est simplement les problèmes financiers. Mais si la misère et la pauvreté sont deux mots qui pourraient éventuellement se rapprocher, évaluer cette différence permet bien de réaliser qu’il y’a tout de même un grand fossé entre deux termes qui se ressemblent par leurs définitions. En effet, nos dictionnaires français parle d’état d’ « extrême pauvreté » et d’une « grande insuffisance dans le domaine sociale, psychologique, etc » pour celui qui est dans la misère alors que la définition du terme « pauvreté » se limite à « quelqu’un qui est pauvre », « sans valeur ». Ici, voila bien la différence qu’on peut tout de suite noter.

Ce qui est jugé comme misère sera ainsi ce qu’on peut voir dans ces tristes pays en état de guerre, où les villes sont rasées, où les enfants jouent à l’aide de kalachnikovs laissés à terre par des hommes tués ou blessés, où les femmes sont laissés pour compte à tenter tant bien que mal d’élever des enfants  quand ces derniers ne sont pas encore orphelins, où les hommes vont défendre d’eux même ce qui leur reste de terres déjà abimées. Ce qui est jugé comme misère sera aussi ce que l’on peut voir rien qu’en France, quand un SDF en bas de chez vous vous demande seulement un peu de monnaie et d’amour, quand vous voyez à quelques km de votre maison un camp de réfugiés, quand vous voyez un enfant sans amour de ces parents qui a reçu une éducation mal orientée.

Bansky

Ce qui est jugé comme pauvreté sera seulement quelqu’un, qui à côté, aura connu des problèmes financiers, les Restos du Coeur pour pouvoir manger et aura peut être vu les huissiers passés devant chez lui car ces dettes n’auront pas été payées. Ainsi, en soi, la pauvreté serait plus simple à identifier, elle serait calculé seulement sur de l’argent et non sur des sentiments.

Ainsi, ce qui est dit « misère » sera simplement un ensemble, une absence de ressentis et d’amour, à une vie sociale normale, même si cela n’empêchera pas de voir ces sourires, tout comme cette extrême fatigue sur ces visages qui nous sont pas toujours étrangers. Alors que ce qui est dit « pauvreté’ sera plus ou moins calculé sur des finances perdues ou non gagnées… Et justement, si l’argent ne permet pas forcément le bonheur, qui sera des deux le plus heureux ? Car celui qui est pauvre ne rendra peut être pas compte de cette réelle misère, aussi bien de cette femme ayant tout perdu que de cet enfant rom que vous croiserez dans le métro, le RER ou dans tout autre endroit. Alors que celui qui est « misérable » sera là, à survivre à une vie qui ne lui ait pas mérité -et je ne dis pas que quelqu’un de pauvre l’a mérité mais l’aura peut être plus cherché, tout dépend des raisons qui lui seront personnelles-, car personne ne devrait avoir de si mauvaises conditions que celles que nous pouvons voir dans la vidéo que Bansky a réalisé.

Mais finalement, dans tout cela, si la misère et la pauvreté se distingue, où est le bonheur dans ces deux situations ? Restes-il vraiment dans les plaisirs simples, dans le fait d’avoir des parents heureux et une vie plus ou moins à l’abri ? Ou est-ce dans ces moments là qu’on voudrait vivre comme ceux qui peuvent se permettre tout ce qu’ils veulent ? Le bonheur ne résiderait-il pas simplement dans la liberté ?

La famille.

Papa, Maman, petites sœurs, grands frères, grands-parents, cousin(e)s, tant de monde peuvent composer une famille. Une famille comme on les aime, où on rencontrera la solidarité même quand les coups durs seront là. Où les difficultés sont permettront d’être soudés au lieu de vous déchirer. Où y’aura simplement pas besoin de s’exprimer quand y’aura des coups de moins bien et où vous pourrez simplement rigoler, qui seront réellement là pour vous aider à remonter la pente et à vous remettre dans le droit chemin. Avec qui vous pourrez vous poser un dimanche autour d’un apéro convivial, et grâce à qui vous apprendrait les fondements principaux de la vie. Une famille comme on les aime, en somme. Et si cela est très cliché, peut être bien, mais avoir une vraie famille, tel que je peux les voir quand je vais chez des amis, voici ce que j’aurai aimé.Famille

Au lieu de tout cela, je me suis coltinée une famille se résumant rapidement à une mère et à un père. Des grands parents décédés bien trop rapidement, des histoires de familles qui font tout exploser et la seule tante et cousine que vous avez, vous la perdez. Une famille où la dépression devrait presque être héréditaire pour ne pas faire de jaloux ou être compris de tous, une famille où l’alcoolisme a été un fléau, une famille où les larmes coulaient sur les joues chaque jour car il fallait se lever et affronter ces soucis familiaux et financiers. Une famille se détruisant chaque jour un peu plus car le rouage se détachait, en somme, c’est ce que j’ai eu pendant de si longues années.

Aujourd’hui, et à l’avenir, je me suis demandée quelle famille j’aurai. La peur de ne pas savoir éduquer mes enfants si un jour j’en ai car je n’ai pas eu de réel éducation, car j’ai dû apprendre seule à me débrouiller. La peur de ne pas savoir faire l’affaire en tant que mère et de pas savoir gérer une famille afin qu’elle reste soudée. Les doutes en se demandant quelle père il leur faudra, si vous avez simplement envie d’avoir des enfants un jour car depuis vos 15 ans, vous vous dîtes « Dans 5 ou 10 ans », même si parfois vous y pensez plus sérieusement. Puis, aussi, l’envie de construire une famille, avec des valeurs qui permettront à toute une famille de comprendre qu’est ce que c’est la solidarité et le désir de rester soudée, de se sentir bien aimée.

« Maman ».

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». En effet, une « Maman » qui vous élève, vous prépare les plats que vous préférez et travaille afin de pouvoir vous offrir une belle vie. Une « Maman » qui vous aide à faire vos devoirs, qui vous apprendra des choses et qui fera preuve d’autorité quand le besoin sera là. Une « Maman » qui vous ne laissera pas partir du jour au lendemain, ne vous laissera pas sécher des cours, qui sera aussi se prendre en main. Une « Maman » qui vous console dès vos premiers émois, qui vous protège de ces garçons et qui vous dit qu’il faut rencontrer quelqu’un de bien, non pour son argent mais ce qu’il est réellement.  Une « Maman » qui vous chérit, qui vous adule et malgré que vous faîtes les plus grandes conneries, reste auprès de vous même si elle se fait du souci.

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». En effet, ma « Maman » ne m’a pas élevé et n’a pas fait grand chose pour que je sois un enfant comblé. Ma « Maman » ne m’a pas aidé à l’école, m’a appris des choses mais qu’on n’apprend pas à un enfant, ni à un adolescent et n’a pas su me gérer. Ma « Maman » m’a laissé vivre comme je l’entendais dès que je fus en âge de pouvoir y aller et m’a laissé gérer ma vie comme je l’entendais, par chance ou parce que je l’ai compris je n’ai jamais sombré. Ma « Maman », oui, me consolait mais tout en même temps, elle me jalousait, ne m’a jamais dit de me méfier et m’a fait comprendre que l’argent était un critère. Ma « Maman » ne m’a chérie comme une mère le fait, n’a fait de moi sa fierté et ne m’a jamais protégé quand j’étais en train de faire des conneries.

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». En effet, ma « Maman » m’a donné la vie mais c’est seulement ce qu’elle a fait de bien dans ma vie. Ma « Maman » m’a laissé dès mes six ans traîner dans mon village et c’est dans ces moments là que je suis contente ne pas avoir habiter la cité. Ma « Maman » ne m’a pas appris les règles de français mais m’a fait connaître les noms de ces médicaments (Lexomil, Risperdal, Proxac, etc). Ma « Maman » m’a laissé aller vers des garçons mais étrangement, je n’ai pas aimé beaucoup d’hommes. Ma « Maman » m’a laissé aller à Paris tous les weeks ends dès mes 14 ans et me demandait de lui passer de l’argent afin qu’elle puisse réparer ses propres bêtises. Ma « Maman » voulait vivre ma vie par procuration, s’immisçant alors mon couple et dans ms petites histoires. Ma « Maman » m’a salie, m’a trahie et m’a pratiquement détruit.

Cendres de Munch, 1894

Cendres de Munch, 1894

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». En effet, ma « Maman » ne fait pas rêver. Pourtant, combien de fois ai-je entendu « Ils sont cools tes parents ! Et ta mère, trop gentille ! » ? Et si j’en veux à mon père ? Ici n’est pas le sujet… Mais oui, ma « Maman » aurait pu être quelqu’un de bien, qui aurait voulu m’aider et que je sois la fierté de toute une famille. Mais non, ma « Maman » a une maladie, des maladies, des TOC et simplement une tendance à manipuler qui elle veut.  Ma « Maman » a détruit le peu de famille qu’il me restait, a détruit un père probablement désemparé, et aujourd’hui, à ceux qui me disaient que j’avais de la chance d’avoir une mère ainsi, je leur dis simplement que j’aurai aimé avoir la leur.

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». En effet, ma « Maman », et c’est bien pour cela que je mets ce mot entre guillemets, n’est qu’une mère, une étrangère. Une personne comme une autre mais qui n’a pas su répondre à son devoir de mère. Qui ne mérite par ailleurs pas le mot « Maman » mais simplement le mot « Mère ». Et qui aujourd’hui, j’ai laissé et coupé les ponts qui nous restaient, car ce qui aurait dû être une personne extraordinaire dans ma vie ordinaire était une personne toxique qui aurait pu faire de ma vie, un enfer. Et si je suis restée quelque part dans le droit chemin, c’est tout sauf grâce à elle.

Tout le monde a une mère, une femme qui vous a donné la vie. Mais tout le monde n’a pas une « Maman ». A ceux qui en ont une, une vraie, gardez la précieusement. Laissez lui le droit de vous protéger, de vous aimer et de s’inquiéter.

La Saint-Valentin.

Le 14 Février est pour bon nombre de personnes une fête célébrant l’amour. Ainsi, chaque année, de nombreux couples s’extasient de cette fête pour en faire une occasion extraordinaire. Pendant ce temps, des célibataires viendront vous voir, vous diront qu’ils ne font rien car tous leurs potes sont en train de passer leur soirée gentiment accompagné(e). Mais pourquoi a-t-on choisi de célébrer, en cette Saint-Valentin, l’amour au grand jour ? Car en effet, si je n’ai jamais aimé et surtout souhaité la bonne année de vive voix, depuis peu de temps, je ne supporte plus l’idée de fêter notre histoire d’amour un certain jour.

Saint Valentin

Le 14 Février a pourtant été, aussi pour moi, une occasion pour aller au restaurant, préparer un repas, offrir un cadeau ou encore être romantique, chose que je n’ai pas naturellement en moi. Mais cette année, avec celui qui m’accompagne, on a rien fait. Simplement parce qu’on avait pas envie. Et si l’amour doit être célébré le 14 Février, je dis non. Pas cette année, parce qu’on bout de six ans, on estime peut être que ca ne sert plus à rien, peut être que cette raison joue… Mais pas seulement.

Le 14 Février est devenue une fête si commerciale. Offrir des fleurs, s’envoyer en l’air ou emmener son/sa partenaire sur un petit nuage, et ce spécialement le jour de la Saint-Valentin, n’est pas magique, non. Ceci vous fera certainement dépenser encore des euros, vous fera une excuse afin de refuser une prochaine fois et surtout, ceci n’aura plus rien de spontané.Saint Valentin

Le 14 Février aurait pu fonctionné, mais la magie a été gâchée car les gens ont cru qu’il fallait tout donner ce jour ci, et seulement ce jour précis. Mais non, l’amour se fête tous les jours, comme on devrait profiter de chaque jour pour mettre la femme sur le même piédestal que les hommes. Car la Saint-Valentin, c’est seulement une fête pour dire « Tiens, fais pas chier, tu as eu ce que tu voulais » mais au final, au revoir la spontanéité, bonjour la programmation et adieu le naturel.

Le 14 Février était donc une simple journée pour nous, cette année et ce pour la première fois. C’est simple, mon homme n’a pas été là une partie de la journée et quand il est rentré, rien n’a changé. Le soir venu, on a sorti la bière du réfrigérateur, les biscuits apéro et le saucisson comme d’habitude. On a pas bougé du canapé, comme des loques, on est resté devant la télé, à chanter et à regarder The Voice pour simplement fêter un jour banal comme un autre, car après tout la Saint-Valentin, ca ne fait pas rêver.

Et vous, qu’en pensez vous ?